Dans le marché mondialisé actuel, les pratiques commerciales éthiques et responsables ne sont plus une préoccupation marginale, mais une exigence fondamentale. Pour les entreprises opérant dans des chaînes d’approvisionnement complexes, il est crucial de garantir le respect des normes sociales et éthiques. L’audit éthique SMETA (Sedex Members Ethical Trade Audit) s’est imposé comme l’une des méthodologies d’audit social les plus largement utilisées au monde, offrant un cadre pour évaluer les conditions de travail, la santé et la sécurité, la performance environnementale et l’éthique des affaires.
Un audit SMETA n’est pas simplement un exercice de conformité « conforme/non conforme ». Il s’agit d’un processus collaboratif conçu pour identifier les axes d’amélioration et générer des changements positifs. Lorsque des non-conformités sont détectées, un plan d’actions correctives (CAPR) est établi, définissant les étapes nécessaires pour résoudre les problèmes dans un délai défini.
Dans de nombreuses juridictions, les entreprises sont désormais soumises à des obligations de diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement. Ces réglementations exigent des organisations qu’elles démontrent la mise en place de systèmes efficaces, fondés sur les risques, afin d’identifier, prévenir, atténuer et traiter les impacts négatifs au sein de leurs chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, l’audit SMETA est couramment utilisé comme outil volontaire de diligence raisonnable pour soutenir l’identification et le suivi des risques fournisseurs.
Les audits SMETA — en particulier les audits à 2 piliers (normes du travail et santé & sécurité) et à 4 piliers (incluant l’environnement et l’éthique des affaires) — peuvent soutenir la diligence raisonnable sociale et environnementale lorsque les résultats sont intégrés aux processus de gouvernance, de remédiation et de suivi.
Sur la base des données d’audit et des tendances sectorielles, plusieurs non-conformités récurrentes sont fréquemment identifiées lors des audits SMETA. Comprendre ces problématiques est la première étape vers une conformité proactive.
Catégorie de non-conformité | Problèmes courants |
Temps de travail et repos | Heures supplémentaires excessives, absence de jours de repos obligatoires, dépassement des limites légales hebdomadaires (48 h standard, jusqu’à 60 h maximum). |
Salaires et avantages | Mauvais calcul des heures supplémentaires, déductions non autorisées, non-respect du salaire minimum. |
Enregistrements du temps de travail | Données incomplètes, inexactes ou falsifiées. |
Santé et sécurité | Absence d’évaluations des risques, EPI inadéquats, formation insuffisante. Les problèmes liés à la sécurité chimique constituent le deuxième type de non-conformité le plus fréquent. |
Sécurité incendie | Issues de secours bloquées, alarmes défectueuses, exercices insuffisants, extincteurs périmés. |
Gestion des produits chimiques | Stockage inapproprié, fiches de données de sécurité (FDS) manquantes ou obsolètes, formation insuffisante des travailleurs. |
Procédures de réclamation et disciplinaires | Documentation insuffisante, absence de processus formalisés, crainte de représailles. |
Contrôle des sous-traitants et prestataires | Incapacité à garantir que les sous-traitants respectent les normes éthiques. |
Les organisations peuvent adopter plusieurs mesures proactives pour intégrer des pratiques éthiques dans leurs opérations :
La conformité SMETA est un processus continu, et non une finalité. En traitant de manière proactive les non-conformités courantes, les organisations peuvent construire des chaînes d’approvisionnement résilientes, éthiques et durables, garantissant un succès à long terme tout en bénéficiant aux travailleurs et à l’environnement.
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